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Antidepressants for insomnia in adults

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Authors


Abstract

Background

Insomnia disorder is a subjective condition of unsatisfactory sleep (e.g. sleep onset, maintenance, early waking, impairment of daytime functioning). Insomnia disorder impairs quality of life and is associated with an increased risk of physical and mental health problems including anxiety, depression, drug and alcohol abuse, and increased health service use. hypnotic medications (e.g. benzodiazepines and 'Z' drugs) are licensed for sleep promotion, but can induce tolerance and dependence, although many people remain on long-term treatment. Antidepressant use for insomnia is widespread, but none is licensed for insomnia and the evidence for their efficacy is unclear. This use of unlicensed medications may be driven by concern over longer-term use of hypnotics and the limited availability of psychological treatments.

Objectives

To assess the effectiveness, safety and tolerability of antidepressants for insomnia in adults.

Search methods

This review incorporated the results of searches to July 2015 conducted on electronic bibliographic databases: the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL, 2015, Issue 6), MEDLINE (1950 to 2015), Embase (1980 to 2015) and PsycINFO (1806 to 2015). We updated the searches to December 2017, but these results have not yet been incorporated into the review.

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) of adults (aged 18 years or older) with a primary diagnosis of insomnia and all participant types including people with comorbidities. Any antidepressant as monotherapy at any dose whether compared with placebo, other medications for insomnia (e.g. benzodiazepines and 'Z' drugs), a different antidepressant, waiting list control or treatment as usual.

Data collection and analysis

Two review authors independently assessed trials for eligibility and extracted data using a data extraction form. A third review author resolved disagreements on inclusion or data extraction.

Main results

The search identified 23 RCTs (2806 participants).

Selective serotonin reuptake inhibitors (SSRIs) compared with placebo: three studies (135 participants) compared SSRIs with placebo. Combining results was not possible. Two paroxetine studies showed significant improvements in subjective sleep measures at six (60 participants, P = 0.03) and 12 weeks (27 participants, P < 0.001). There was no difference in the fluoxetine study (low quality evidence).

There were either no adverse events or they were not reported (very low quality evidence).

Tricyclic antidepressants (TCA) compared with placebo: six studies (812 participants) compared TCA with placebo; five used doxepin and one used trimipramine. We found no studies of amitriptyline. Four studies (518 participants) could be pooled, showing a moderate improvement in subjective sleep quality over placebo (standardised mean difference (SMD) -0.39, 95% confidence interval (CI) -0.56 to -0.21) (moderate quality evidence). Moderate quality evidence suggested that TCAs possibly improved sleep efficiency (mean difference (MD) 6.29 percentage points, 95% CI 3.17 to 9.41; 4 studies; 510 participants) and increased sleep time (MD 22.88 minutes, 95% CI 13.17 to 32.59; 4 studies; 510 participants). There may have been little or no impact on sleep latency (MD -4.27 minutes, 95% CI -9.01 to 0.48; 4 studies; 510 participants).

There may have been little or no difference in adverse events between TCAs and placebo (risk ratio (RR) 1.02, 95% CI 0.86 to 1.21; 6 studies; 812 participants) (low quality evidence).

'Other' antidepressants with placebo: eight studies compared other antidepressants with placebo (one used mianserin and seven used trazodone). Three studies (370 participants) of trazodone could be pooled, indicating a moderate improvement in subjective sleep outcomes over placebo (SMD -0.34, 95% CI -0.66 to -0.02). Two studies of trazodone measured polysomnography and found little or no difference in sleep efficiency (MD 1.38 percentage points, 95% CI -2.87 to 5.63; 169 participants) (low quality evidence).

There was low quality evidence from two studies of more adverse effects with trazodone than placebo (i.e. morning grogginess, increased dry mouth and thirst).

Authors' conclusions

We identified relatively few, mostly small studies with short-term follow-up and design limitations. The effects of SSRIs compared with placebo are uncertain with too few studies to draw clear conclusions. There may be a small improvement in sleep quality with short-term use of low-dose doxepin and trazodone compared with placebo. The tolerability and safety of antidepressants for insomnia is uncertain due to limited reporting of adverse events. There was no evidence for amitriptyline (despite common use in clinical practice) or for long-term antidepressant use for insomnia. High-quality trials of antidepressants for insomnia are needed.

Résumé scientifique

Les antidépresseurs contre l’insomnie chez l’adulte

Contexte

L’insomnie est une condition subjective liée à un sommeil insatisfaisant (par exemple l’endormissement, le maintien du sommeil, le réveil précoce, l’altération du fonctionnement diurne). L’insomnie altère la qualité de vie et est associée à un risque accru de problèmes de santé physique et mentale, y compris l’anxiété, la dépression, les abus de drogue et d’alcool, et une plus grande utilisation des services de santé. Les médicaments hypnotiques (par exemple les benzodiazépines et les médicaments Z) sont homologués pour favoriser le sommeil, mais peuvent induire des problèmes de tolérance et de dépendance, même si de nombreuses personnes suivent des traitements à long terme. L’utilisation d’antidépresseurs en cas d’insomnie est très répandue, mais aucun n’est homologué pour le traitement de l’insomnie et les preuves de leur efficacité ne sont pas claires. Cette utilisation de médicaments non homologués est peut-être motivée par les inquiétudes sur l’utilisation à long terme des hypnotiques et la disponibilité limitée des traitements psychologiques.

Objectifs

Évaluer l’efficacité, l’innocuité et le degré de tolérance des antidépresseurs pour le traitement de l’insomnie chez l’adulte.

Stratégie de recherche documentaire

Cette revue a intégré les résultats de recherches effectuées jusqu’en juillet 2015 réalisées sur des bases de données bibliographiques électroniques : le registre central Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL, 2015, numéro 6), MEDLINE (de 1950 à 2015), Embase (de 1980 à 2015) et PsycINFO (de 1806 à 2015). Nous avons actualisé les recherches jusqu’en décembre 2017, mais ces résultats n’ont pas encore été intégrés à la revue.

Critères de sélection

Des essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur des adultes (âgés de 18 ans ou plus) ayant reçu un diagnostic primaire d’insomnie et sur tous les types de participants y compris les personnes atteintes de comorbidités. N’importe quel antidépresseur en monothérapie à toutes les doses, qu’il soit comparé à un placebo, à d’autres médicaments contre l’insomnie (par exemple les benzodiazépines et les médicaments Z), à un autre antidépresseur, à un groupe témoin sur liste d’attente ou au traitement habituel.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué l’éligibilité des études et extrait les données à l’aide d’un formulaire d’extraction de données. Un troisième auteur de la revue a résolu les désaccords sur l’inclusion et l’extraction des données.

Résultats principaux

Les recherches effectuées ont identifié 23 ECR (2806 participants).

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) par rapport à un placebo : trois études (135 participants) comparaient les ISRS à un placebo. Il n’était pas possible de combiner les résultats. Deux études portant sur la paroxétine ont montré des améliorations significatives des mesures subjectives du sommeil à six semaines (60 participants, P = 0,03) et 12 semaines (27 participants, P < 0,001). Il n’y avait aucune différence dans l’étude portant sur la fluoxétine (preuves de faible qualité).

Il n’y avait aucun effet indésirable ou ils n’étaient pas signalés (preuve de très faible qualité).

Les antidépresseurs tricycliques (ATC) par rapport à un placebo : six études (812 participants) comparaient les ACT à un placebo ; cinq études utilisaient la doxépine et une étude utilisait la trimipramine. Nous n’avons trouvé aucune étude portant sur l’amitriptyline. Quatre études (518 participants) ont pu être regroupées, montrant une légère amélioration de la qualité subjective du sommeil par rapport à un placebo (différence moyenne standardisée (DMS) -0,39 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % -0,56 à -0,21) (preuves de qualité modérée). Des preuves de qualité modérée suggèrent que les ATC pourraient améliorer l’efficacité du sommeil (différence moyenne (DM) 6,29 points de pourcentage ; IC à 95 % 3,17 à 9,41 ; 4 études ; 510 participants) et augmenter la durée du sommeil (DM 22,88 minutes ; IC à 95 % 13,17 à 32,59 ; 4 études ; 510 participants). Il pourrait y avoir un impact faible ou nul sur le délai d’endormissement (DM -4,27 minutes ; IC à 95 % -9,01 à 0,48 ; 4 études ; 510 participants).

Il pourrait y avoir une différence faible ou nulle sur les événements indésirables entre les ATC et un placebo (risque relatif (RR) 1,02 ; IC à 95 % 0,86 à 1,21 ; 6 études ; 812 participants) (preuve de faible qualité).

Les « autres » antidépresseurs par rapport à un placebo : huit études comparaient d’autres antidépresseurs à un placebo (une étude utilisait la miansérine et sept études utilisaient la trazodone). Trois études (370 participants) de la trazodone ont pu être regroupées, indiquant une légère amélioration des critères subjectifs d’évaluation du sommeil par rapport à un placebo (DMS -0,34 ; IC à 95 % -0,66 à -0,02). Deux études portant sur la trazodone réalisaient des enregistrements polysomnographiques et trouvaient une différence faible ou nulle en ce qui concerne l’efficacité du sommeil (DM 1,38 point de pourcentage ; IC à 95 % -2,87 à 5,63 ; 169 participants) (preuve de faible qualité).

Deux études apportaient des preuves de faible qualité d’un plus grand nombre d’effets indésirables avec la trazodone qu’avec un placebo (c’est-à-dire torpeur matinale, augmentation de la sécheresse buccale et de la soif).

Conclusions des auteurs

Nous avons identifié relativement peu d’études, majoritairement de petite taille et avec un suivi à court terme et des limitations de conception. Les effets des ISRS par rapport à un placebo ne sont pas évidents, avec trop peu d’études pour tirer des conclusions claires. Il pourrait y avoir une légère amélioration de la qualité du sommeil avec l’utilisation à court terme de faibles doses de doxépine et de trazodone par rapport à un placebo. Les degrés de tolérance et d’innocuité des antidépresseurs en cas d’insomnie sont incertains en raison d’un signalement limité des événements indésirables. Il n’y avait aucune preuve en faveur de l’amitriptyline (malgré un usage courant dans la pratique clinique) ou en faveur de l’utilisation d’antidépresseur à long terme en cas d’insomnie. Des essais de qualité élevée des antidépresseurs dans le traitement de l’insomnie sont requis.

Plain language summary

Antidepressants for insomnia

Why is this review important?

Insomnia (having difficulty falling or staying asleep) is common, approximately one in five people report sleep problems in the preceeding year. Insomnia can cause daytime fatigue, distress, impairment of daytime functioning and reduced quality of life. It is associated with increased mental health problems, drug and alcohol abuse, and increased healthcare use. Management depends on the duration and nature of the sleep problem. It may involve: treating coexisting medical problems; providing advice on sleep habits and lifestyle (known as sleep hygiene); medicines and psychological therapies such as cognitive behavioural therapy (CBT, which is a talking therapy).

Medicines called hypnotics (for example, temazepam and 'Z' drugs) are most commonly used to treat insomnia and are known to help sleep, but can have problems such as tolerance (needing to take more of the medicine to get the same effect) and dependence (physical or mental problems if the medicine is stopped). Guidelines recommend only short-term use of hypnotics (two to four weeks). However, millions of people worldwide take long-term hypnotic medicines.

Antidepressants are widely prescribed for insomnia despite not being licensed for this use, and uncertain evidence for their effectiveness. This may be because of the concerns regarding hypnotic medicines. Psychological treatments such as CBT are known to help insomnia, but availability is limited. Thus, alternative medicines, such as antidepressants (used to treat depression) and antihistamines (used to treat allergies), are sometimes tried. Assessing the evidence for the unlicensed use of these medicines is important.

Who will be interested in this review?

People with sleep problems and their doctors will be interested in this review to better understand the research evidence and enable informed decision-making regarding using antidepressants for insomnia.

What questions did this review aim to answer?

The aim was to find out how well antidepressants work in treating insomnia in adults, how safe they are and if they have any side effects.

Which studies did we include in the review?

We included randomised controlled trials (clinical studies where people were randomly put into one of two or more treatment groups; these trials provide the most reliable and highest quality evidence) of adults with an insomnia diagnosis. People could have had other conditions (comorbidities) in addition to insomnia. We included any dose of antidepressant (but not combinations with another antidepressant) compared with placebo (pretend treatment), other medicines for insomnia (e.g. benzodiazepines or 'Z' drugs), a different antidepressant, waiting list control or 'treatment as usual.'

What did the evidence from the review tell us?

We reviewed 23 studies with 2806 people with insomnia. Overall, the quality of the evidence was low due to a small number of people in the studies, and problems with how the studies were undertaken and reported. We often could not combine the individual study results. There was low quality evidence to support short-term (i.e. weeks rather than months) use for some antidepressants. There was no evidence for the antidepressant amitriptyline, which is commonly used in clinical practice, or to support long-term antidepressant use for insomnia. The evidence did not support the clinical current practice of prescribing antidepressants for insomnia.

What should happen next?

High quality trials of antidepressants for insomnia are needed to provide better evidence to inform clinical practice. Additionally, health professionals and patients should be made aware of the current paucity of evidence for antidepressants commonly used for insomnia management.

Streszczenie prostym językiem

Leki przeciwdepresyjne w leczeniu bezsenności

Dlaczego ten przegląd badań jest ważny?

Zaburzenia snu (problemy z zaśnięciem lub utrzymaniem snu) są powszechne, około jedna na pięć osób zgłasza problemy ze snem w poprzednim roku. Bezsenność może powodować zmęczenie w ciągu dnia, uczucie niepokoju, zaburzenia w codziennym funkcjonowaniu i obniżać jakość życia. Trudności z zaśnięciem i utrzymaniem snu powiązane są z narastającymi problemami w obszarze zdrowia psychicznego, nadużywaniem narkotyków i alkoholu oraz większą dostępnością opieki medycznej. Postępowanie lecznicze zależy od czasu trwania i rodzaju zaburzeń snu. Może ono obejmować leczenie współistniejących problemów zdrowotnych; doradztwo w zakresie zwyczajów związanych z zasypianiem i stylem życia (określanych mianem higieny snu); stosowanie leków i terapie psychologiczne (np. terapia poznawczo-behawioralna [CBT, czyli psychoterapia]).

Leki nasenne (np. temazepam i leki typu ”Z” [zolpidem, zopiklon, zaleplon; przyp. tłum.]) są najczęściej stosowane w leczeniu bezsenności. Z jednej strony pomagają w zaśnięciu, ale mogą prowadzić do wystąpienia tolerancji (potrzeba stosowania coraz większych dawek do uzyskania tego samego efektu) oraz powodować uzależnienie (fizyczne lub psychiczne zaburzenia związane z odstawieniem leku). Wytyczne zalecają krótkie stosowanie leków nasennych (od dwóch do czterech tygodni) Pomimo tego, miliony ludzi na świecie stosują te leki przez bardzo długi czas.

Leki przeciwdepresyjne są często przepisywane osobom cierpiącym na bezsenność mimo, iż nie są zarejestrowane do leczenia zaburzeń snu, a dowody na ich skuteczność są niepewne. Może być to spowodowane obawami związanymi ze stosowaniem leków nasennych. Psychoterapie pomocne w leczeniu bezsenności (np. terapia behawioralno - poznawcza) są dostępne w ograniczonym stopniu. Dlatego często stosowane są alternatywne metody leczenia zaburzeń snu - leki przeciwdepresyjne (przeznaczone do terapii zaburzeń depresyjnych) i antyhistaminowe (przeznaczone do leczenia alergii). Niezbędna jest zatem ocena danych dla stosowania tego typu leków w bezsenności.

Do kogo przeznaczony jest ten przegląd?

Przeglądem tym mogą być zainteresowane osoby cierpiące na bezsenność oraz zajmujący się nimi lekarze, a poznanie danych naukowych może wpłynąć na świadome podjęcie decyzji odnośnie stosowania leków przeciwdepresyjnych w zaburzeniach snu.

Jaki jest cel tego przeglądu?

Przegląd miał na celu ocenę skuteczności, bezpieczeństwa i działań niepożądanych leków przeciwdepresyjnych przepisywanych w zaburzeniach snu.

Jakie badania włączono do przeglądu?

Do przeglądu włączono badania z randomizacją, (w takich badaniach uczestnicy są w sposób losowy przydzielani do dwóch lub więcej grup, w których stosuje się określone metody leczenia; badania takie dostarczają danych o najwyższej jakości i wiarygodności) w których wzięły osoby z bezsennością. Uczestnicy badań oprócz bezsenności mogli cierpieć na inne schorzenia (choroby współistniejące). Objęliśmy badania, w których leki przeciwdepresyjne (podawane w różnych dawkach) porównywano z placebo (leczenie pozorowane), innymi lekami przepisywanymi w zaburzeniach snu (benzodiazepiny lub tzw. leki „Z”), innym antydepresantem, grupą osób oczekujących na leczenie lub leczeniem standardowym.

Co mówią nam dane z przeglądu?

Analizie poddano 23 badania, w których udział wzięło 2806 osób cierpiących na bezsenność. Ogólnie, jakość danych była niska ze względu na małą liczbę osób biorących udział w badaniach oraz sposób, w jaki zostały one przeprowadzone i opracowane. Często nie mogliśmy przeprowadzić łącznej analizy wyników z poszczególnych badań. Dane dla uzasadnienia krótkotrwałego stosowania niektórych antydepresantów w leczeniu bezsenności (raczej przez tygodnie, a nie miesiące) okazały się być niskiej jakości. Nie uzyskano także danych dla potwierdzenia stosowania amitryptyliny - leku przeciwdepresyjnego powszechnie stosowanego w praktyce klinicznej w leczeniu zaburzeń snu, a także dla długoterminowego stosowania antydepresantów w bezsenności. Dane uzyskane w badaniach nie potwierdzają obecnej praktyki klinicznej przepisywania leków przeciwdepresyjnych w zaburzeniach snu.

Jakie powinny być następne kroki?

Niezbędne jest przeprowadzenie badań wyższej jakości, które dostarczyłyby pewniejszych danych dla praktyki klinicznej. Co więcej, zarówno pracownicy służby zdrowia, jak i sami pacjenci powinni być świadomi, że powszechne stosowanie leków przeciwdepresyjnych w zaburzeniach snu nie znajduje potwierdzenia w danych naukowych.

Uwagi do tłumaczenia

Tłumaczenie: Bartosz Fabijaniak, opracowanie: Małgorzata Kołcz

Резюме на простом языке

Антидепрессанты при бессоннице

Почему этот обзор важен?

Бессонница (трудности при засыпании или проблемы с продолжительностью сна) является распространенным нарушением – приблизительно у каждого пятого отмечаются проблемы в течение года. Бессонница может вызывать дневную усталость, дистресс, ухудшение дневного функционирования и снижение качества жизни. Это связано с увеличением числа психических расстройств, употреблением наркотиков и злоупотреблением алкоголем, а также увеличившимся потреблением медицинской помощи. Тактика зависит от продолжительности и природы проблем со сном. Она может включать: лечение сопутствующих проблем; предоставление консультаций о привычках сна и образе жизни (гигиене сна); лекарства и психотерапию, такую как когнитивно-поведенческая терапия (КПТ, которая представляет собой разговорную терапию).

Лекарства, называемые снотворными (например, темазепам и Z-препараты), широко используются для лечения бессонницы и хорошо помогают со сном, однако могут вызывать проблемы, такие как привыкание (необходимость приема большей дозы для достижения того же эффекта) и зависимость (физические или психические проблемы при отмене лекарства). В клинических руководствах рекомендуют только краткосрочное применение снотворных (от двух до четырех недель). Однако миллионы людей по всему миру длительно принимают снотворные препараты.

Антидепрессанты широко назначают при бессоннице, несмотря на то, что они для этого не предназначены и нет убедительных доказательств их эффективности. Это может быть вызвано опасениями в отношении снотворных лекарств. Психологическое лечение, такое как КПТ, помогает при бессоннице, но его доступность ограничена. Таким образом, иногда используются альтернативные средства, такие как антидепрессанты (используемые для лечения депрессии) и антигистаминные средства (использующиеся для лечения аллергии). Оценка доказательств касательно подобного применения этих средств имеет важное значение.

Кого может заинтересовать этот обзор?

Люди с нарушениями сна и их врачи будут заинтересованны в этом обзоре, чтобы лучше понимать доказательства из исследований и повысить информированность при принятии решений о назначении антидепрессантов при бессоннице.

На какие вопросы стремился ответить этот обзор?

Целью этого обзора было выяснить, насколько хорошо антидепрессанты работают при лечении бессонницы у взрослых, насколько они безопасны и имеются ли какие-либо побочные эффекты.

Какие исследования мы включили в этот обзор?

Мы включили рандомизированные контролируемые испытания (клинические исследования, в которых людей в случайном порядке распределяют в одну из двух или более групп лечения; эти испытания предоставляют наиболее надежные доказательства высшего качества) с участием взрослых людей с диагностированной бессонницей. У людей могли быть другие сопутствующие заболевания в дополнение к бессоннице. Мы сравнивали любые дозы антидепрессантов (но не комбинации с другими антидепрессантами) с плацебо (имитацией лекарства), другими лекарствами от бессонницы (например, бензодиазепинами или Z-препаратами), другим антидепрессантом, контрольной группой листа ожидания или «обычным лечением».

О чем говорят доказательства из этого обзора?

Мы рассмотрели 23 исследования с участием 2806 людей с бессонницей. В целом, качество доказательств было низким из-за небольшого числа людей в исследованиях, а также проблем с проведением исследований и сообщением результатов. Зачастую мы не могли объединить результаты отдельных исследований. Были получены доказательства низкого качества в пользу краткосрочного (т.е. недели вместо месяцев) использования некоторых антидепрессантов. Не было никаких доказательств в отношении антидепрессанта амитриптилина, широко применяемого в клинической практике, или в отношении долгосрочного приема антидепрессантов при бессоннице. Доказательства не поддерживают существующую клиническую практику назначения антидепрессантов при бессоннице.

Что должно произойти дальше?

Необходимы высококачественные испытания антидепрессантов при бессоннице для получения лучших доказательств для информирования клинической практики. Помимо этого, медицинские работники и пациенты должны быть информированы о недостатке доказательств в пользу распространенного лечения бессонницы антидепрессантами.

Заметки по переводу

Перевод: Паршин Роман Леонидович. Редактирование: Кукушкин Михаил Евгеньевич. Координация проекта по переводу на русский язык: Cochrane Russia - Кокрейн Россия (филиал Северного Кокрейновского Центра на базе Казанского федерального университета). По вопросам, связанным с этим переводом, пожалуйста, обращайтесь к нам по адресу: cochrane.russia.kpfu@gmail.com; cochranerussia@kpfu.ru

Résumé simplifié

Les antidépresseurs contre l’insomnie

Pourquoi cette revue est-elle importante ?

L’insomnie (avoir des difficultés à s’endormir ou à rester endormi) est fréquente, environ une personne sur cinq signale des problèmes de sommeil dans l’année précédente. L’insomnie peut entrainer une fatigue diurne, une détresse, des troubles du fonctionnement diurnes et une réduction de la qualité de vie. Elle est associée à des problèmes de santé mentale accrus, à des abus de drogue et d’alcool et à une plus grande utilisation des services de santé. La prise en charge dépend de la durée et de la nature des problèmes de sommeil. Elle peut impliquer : un traitement de problèmes médicaux coexistants ; des conseils relatifs aux habitudes de sommeil et au style de vie (appelée hygiène du sommeil) ; des médicaments et des psychothérapies telles que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC, qui est une thérapie basée sur la parole).

Des médicaments appelés hypnotiques (par exemple, le témazépam et les médicaments Z [un groupe de non-benzodiazépines]) sont le plus fréquemment utilisés pour traiter l’insomnie et sont connus pour aider à dormir, mais peuvent avoir des problèmes tels que la tolérance (avoir besoin de prendre une plus grande quantité d’un médicament pour obtenir le même effet) et la dépendance (souffrir de problèmes physiques ou mentaux si la prise du médicament est interrompue). Les directives ne recommandent l’utilisation des hypnotiques qu’à court terme (de deux à quatre semaines). Cependant, des millions de personnes dans le monde prennent des médicaments hypnotiques sur de longues périodes.

Les antidépresseurs sont largement prescrits en cas d’insomnie bien qu’ils ne soient pas homologués pour cette utilisation et que les preuves de leur efficacité ne soient pas définitives. Cela pourrait être lié aux inquiétudes vis-à-vis des médicaments hypnotiques. Les psychothérapies telles que la TCC sont connues pour aider à traiter l’insomnie, mais leur disponibilité est limitée. Par conséquent, des médicaments alternatifs, comme les antidépresseurs (utilisés pour traiter la dépression) et les antihistaminiques (utilisés pour traiter les allergies), sont parfois tentés. Il est important d’évaluer les données relatives à l’utilisation non homologuée de ces médicaments.

Qui peut être intéressé par cette revue ?

Les personnes souffrant de troubles du sommeil et leurs médecins seront intéressés par cette revue pour mieux comprendre les données issues de la recherche et permettre une prise de décision éclairée en ce qui concerne l’utilisation des antidépresseurs pour traiter l’insomnie.

À quelles questions cette revue cherche-t-elle à répondre ?

L’objectif était de déterminer l’efficacité des antidépresseurs dans le traitement de l’insomnie chez l’adulte, leur degré d’innocuité et leurs éventuels effets secondaires.

Quelles études avons-nous incluses dans la revue ?

Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés (des études cliniques où les personnes sont réparties au hasard dans deux groupes de traitement ou plus ; ces essais fournissent les données les plus fiables et de la meilleure qualité) sur des adultes ayant reçu un diagnostic d’insomnie. Les personnes pouvaient souffrir d’autres pathologies (comorbidités) en plus de l’insomnie. Nous avons inclus toutes les doses d’antidépresseur (mais aucune association avec un autre antidépresseur) comparées à un placebo (traitement factice), à d’autres médicaments contre l’insomnie (par exemple les benzodiazépines ou les médicaments Z), à un autre antidépresseur, à un groupe témoin sur liste d’attente ou à un « traitement habituel ».

Que nous apprennent les données probantes de cette revue ?

Nous avons examiné 23 études portant sur 2806 personnes souffrant d’insomnie. En général, les données étaient de faible qualité en raison du petit nombre de personnes recrutées dans les études et de problèmes liés à la manière dont les études étaient menées et rapportées. Souvent, nous n’avons pas pu combiner les résultats des études individuelles. Il y avait des preuves de faible qualité en faveur d’une utilisation à court terme (c’est à dire en semaines plutôt qu’en mois) de certains antidépresseurs. Il n’y avait aucune preuve en faveur de l’amitriptyline, un antidépresseur couramment utilisé en pratique clinique, ou en faveur d’une utilisation à long terme des antidépresseurs contre l’insomnie. Les preuves n’appuyaient pas la pratique clinique actuelle de prescription d’antidépresseurs en cas d’insomnie.

Que devrait-il se passer ensuite ?

Des essais de qualité élevée sur les antidépresseurs dans le traitement l’insomnie sont requis pour apporter de meilleures preuves afin d’éclairer la pratique clinique. En outre, les professionnels de la santé et les patients devraient être informés du manque de preuves en faveur des antidépresseurs couramment utilisés dans la prise en charge de l’insomnie.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Sophie Fleurdépine et révisée par Cochrane France

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