Different durations of corticosteroid therapy for exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease

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  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Current guidelines recommend that patients with acute exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease (COPD) should be treated with systemic corticosteroid for seven to 14 days. Intermittent systemic corticosteroid use is cumulatively associated with adverse effects such as osteoporosis, hyperglycaemia and muscle weakness. Shorter treatment could reduce adverse effects.

Objectives

To compare the efficacy of short-duration (seven or fewer days) and conventional longer-duration (longer than seven days) systemic corticosteroid treatment of adults with acute exacerbations of COPD.

Search methods

Searches were carried out using the Cochrane Airways Group Specialised Register of Trials, MEDLINE and CENTRAL (Cochrane Central Register of Controlled Trials) and ongoing trials registers up to March 2017.

Selection criteria

Randomised controlled trials comparing different durations of systemic corticosteroid defined as short (i.e. seven or fewer days) or longer (i.e. longer than seven days). Other interventions—bronchodilators and antibiotics—were standardised. Studies with participants requiring assisted ventilation were excluded.

Data collection and analysis

We used standard methodological procedures as expected by The Cochrane Collaboration.

Main results

Eight studies with 582 participants met the inclusion criteria, of which five studies conducted in hospitals with 519 participants (range 28 to 296) contributed to the meta-analysis. Mean ages of study participants were 65 to 73 years, the proportion of male participants varied (58% to 84%) and COPD was classified as severe or very severe. Corticosteroid treatment was given at equivalent daily doses for three to seven days for short-duration treatment and for 10 to 15 days for longer-duration treatment. Five studies administered oral prednisolone (30 mg in four, tapered in one), and two studies provided intravenous corticosteroid treatment. Studies contributing to the meta-analysis were at low risk of selection, performance, detection and attrition bias. In four studies we did not find a difference in risk of treatment failure between short-duration and longer-duration systemic corticosteroid treatment (n = 457; odds ratio (OR) 0.72, 95% confidence interval (CI) 0.36 to 1.46)), which was equivalent to 22 fewer per 1000 for short-duration treatment (95% CI 51 fewer to 34 more). No difference in risk of relapse (a new event) was observed between short-duration and longer-duration systemic corticosteroid treatment (n = 457; OR 1.04, 95% CI 0.70 to 1.56), which was equivalent to nine fewer per 1000 for short-duration treatment (95% CI 68 fewer to 100 more). Time to the next COPD exacerbation did not differ in one large study that was powered to detect non-inferiority and compared five days versus 14 days of systemic corticosteroid treatment (n = 311; hazard ratio 0.95, 95% CI 0.66 to 1.37). In five studies no difference in the likelihood of an adverse event was found between short-duration and longer-duration systemic corticosteroid treatment (n = 503; OR 0.89, 95% CI 0.46 to 1.69, or nine fewer per 1000 (95% CI 44 fewer to 51 more)). Length of hospital stay (n = 421; mean difference (MD) -0.61 days, 95% CI -1.51 to 0.28) and lung function at the end of treatment (n = 185; MD FEV1 -0.04 L; 95% CI -0.19 to 0.10) did not differ between short-duration and longer-duration treatment.

Authors' conclusions

Information from a new large study has increased our confidence that five days of oral corticosteroids is likely to be sufficient for treatment of adults with acute exacerbations of COPD, and this review suggests that the likelihood is low that shorter courses of systemic corticosteroids (of around five days) lead to worse outcomes than are seen with longer (10 to 14 days) courses. We graded most available evidence as moderate in quality because of imprecision; further research may have an important impact on our confidence in the estimates of effect or may change the estimates. The studies in this review did not include people with mild or moderate COPD; further studies comparing short-duration systemic corticosteroid versus conventional longer-duration systemic corticosteroid for treatment of adults with acute exacerbations of COPD are required.

Résumé scientifique

Différentes durées de corticothérapie pour les exacerbations de bronchopneumopathie chronique obstructive.

Contexte

Les recommandations actuelles recommandent de traiter les patients présentant des exacerbations aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) avec des corticoïdes systémiques pendant 7 à 14 jours. L'utilisation intermittente de corticoïdes systémiques est associée de façon cumulative à des effets indésirables tels que l'ostéoporose, l'hyperglycémie ou la faiblesse musculaire. Un traitement plus court pourrait réduire les effets indésirables.

Objectifs

Comparer l'efficacité d'un traitement par corticoïdes systémiques de courte durée (sept jours ou moins) à l'efficacité d'un traitement conventionnel de plus longue durée (plus de sept jours) chez les adultes souffrant d'exacerbations aiguës de BPCO.

Stratégie de recherche documentaire

Des recherches ont été effectuées dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les voies respiratoires, MEDLINE et CENTRAL (le registre Cochrane des essais contrôlés) et les registres d'essais cliniques en cours jusqu'en mars 2017.

Critères de sélection

Des essais contrôlés randomisés comparant différentes durées de corticothérapie systémique définies comme courtes (c'est-à-dire sept jours ou moins), ou plus longues (c'est-à-dire plus de sept jours). Les autres interventions — bronchodilatateurs et antibiotiques — étaient standardisées. Les études avec des participants ayant besoin d'une ventilation assistée ont été exclues.

Recueil et analyse des données

Nous avons utilisé les procédures méthodologiques standard prévues par la Collaboration Cochrane.

Résultats principaux

Huit études portant sur 582 participants remplissaient les critères d'inclusion, dont 5 études réalisées dans des hôpitaux avec 519 participants (le nombre de participants variait de 28 à 296) ont contribué à la méta-analyse. L'âge moyen des participants dans les études variait de 65 à 73 ans, la proportion de participants de sexe masculin variait (de 58 % à 84 %) et la BPCO était classée comme sévère ou très sévère. La corticothérapie était administrée à des doses quotidiennes équivalentes pendant 3 à 7 jours pour le traitement de courte durée et pendant 10 à 15 jours pour le traitement de plus longue durée. Cinq études administraient de la prednisolone par voie orale (30 mg dans quatre études, et doses dégressives dans une étude), et deux études administraient la corticothérapie par voie intraveineuse. Les études qui ont contribué à la méta-analyse étaient à faible risque de biais de sélection, de performance, de détection et d'attrition. Dans quatre études, nous n'avons trouvé aucune différence de risque d'échec thérapeutique entre une corticothérapie systémique de courte durée et une de plus longue durée (n = 457 ; rapport des cotes [RC] 0,72, intervalle de confiance [IC] à 95 % 0,36 à 1,46), ce qui était équivalent à 22 patients de moins sur 1000 pour le traitement de courte durée (IC à 95 % de 51 à 34). Aucune différence du risque de rechute (nouvel événement) n'a été observée entre une corticothérapie systémique de courte durée et une de plus longue durée (n = 457 ; RC 1,04, IC à 95 % 0,70 à 1,56), ce qui était équivalent à 9 patients de moins pour 1000 pour le traitement de courte durée (IC à 95 % de 68 à 100). La durée jusqu'à la prochaine exacerbation de BPCO ne différait pas dans une grande étude qui avait une puissance statistique suffisante pour détecter la non-infériorité et qui comparait 5 jours de corticothérapie systémique par rapport à 14 jours (n = 311 ; RC 0,95, IC à 95 % 0,66 à 1,37). Dans cinq études, aucune différence concernant la probabilité d'un événement indésirable n'a été observée entre la corticothérapie systémique de courte durée et de plus longue durée (n = 503 ; RC 0,89, IC à 95 % 0,46 à 1,69, 9 patients pour 1000 de moins [IC à 95 % de 44 à 51]). La durée du séjour à l'hôpital (n = 421 ; différence moyenne (DM) -0,61 jour, IC à 95 % -1,51 à 0,28) et la fonction pulmonaire à la fin du traitement (n = 185 ; DM FEV1 -0,04 L ; IC à 95 % -0,19 à 0,10) ne différaient pas entre le groupe recevant le traitement de courte durée et celui recevant le traitement de plus longue durée.

Conclusions des auteurs

Les informations issues d'une nouvelle étude de grande échelle ont augmenté notre degré de confiance dans le fait que cinq jours de corticoïdes oraux sont susceptibles d'être suffisants pour le traitement des adultes souffrant d'exacerbations aiguës de BPCO, et cette revue suggère que la probabilité est faible que des traitements plus courts de corticoïdes systémiques (d'environ cinq jours) conduisent à de plus mauvais résultats que ceux observés avec des traitements plus longs (de 10 à 14 jours). Nous avons classé la plupart des preuves disponibles comme étant de qualité modérée en raison de l'imprécision ; des recherches supplémentaires pourraient avoir un impact important sur notre degré de confiance dans les estimations de l'effet ou pourraient modifier les estimations. Les études incluses dans cette revue n'incluaient pas de personnes atteintes de BPCO légère ou modérée ; des études supplémentaires comparant la corticothérapie systémique de courte durée par rapport à la corticothérapie systémique conventionnelle de plus longue durée pour le traitement des adultes souffrant d'exacerbations aiguës de la BPCO sont nécessaires.

Plain language summary

Are shorter courses of systemic steroids as effective as conventional longer courses in the treatment of patients with flare-ups of COPD?

Why is this question important?

Chronic obstructive pulmonary disease (COPD), which includes emphysema and chronic bronchitis, is a long-term lung condition that is commonly associated with smoking. Patients with COPD may experience flare-ups (exacerbations), often precipitated by infection, in which symptoms such as breathlessness, cough and phlegm become markedly worse, and extra treatment or admission to hospital is required.

Systemic (i.e. not inhaled) corticosteroids, such as prednisolone, prednisone and cortisone, are commonly used in the treatment of patients with these flare-ups (exacerbations). We wanted to assess whether a shorter course (seven or fewer days) of this treatment was as good as a course of usual length (longer than seven days) and caused fewer side effects.

How did we answer the question?

We looked for all studies that compared oral or injected corticosteroid treatment given for seven or fewer days versus treatment given for longer than seven days in people with acute exacerbations of COPD.

What did we find?

We found eight studies that included 582 people with COPD who experienced a flare-up that required extra treatment in hospital. These studies compared oral or injected corticosteroid treatment given for seven or fewer days versus treatment for longer than seven days. Most of the people in these studies were in their late sixties and had severe or very severe symptoms of COPD; more men than women took part. The last search for studies to be included in the review was conducted in March 2017.

No differences were observed between shorter and longer courses of treatment. People treated for seven or fewer days did not have a higher rate of treatment failure or longer time to their next exacerbation; the number of people who avoided treatment failure ranged from 51 fewer to 34 more per 1000 treated (average 22 fewer people per 1000). Time in hospital and lung function (blowing tests) at the end of treatment were not different. No differences in side effects or death were noted between treatments. Information on quality of life, which is an important outcome for people with COPD, is limited, as only one study measured it.

The eight studies included in this review were generally well designed, and the quality of the evidence was rated as moderate because of imprecision in results; more research, especially involving people with less severe COPD, is needed.

Résumé simplifié

Des durées plus courtes de traitement par stéroïdes sont-elles aussi efficaces que des durées conventionnelles plus longues pour le traitement des patients présentant des exacerbations de BPCO ?

Pourquoi cette question est-elle importante ?

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui inclut la bronchite chronique et l'emphysème, est une affection pulmonaire à long terme qui est couramment associée au tabagisme. Les patients atteints de BPCO peuvent présenter des poussées (exacerbations) souvent précipitées par une infection, durant lesquelles les symptômes tels qu'un essoufflement, une toux et des mucosités s'aggravent considérablement, et un traitement supplémentaire ou une admission à l'hôpital sont alors nécessaires.

Les corticoïdes systémiques (c'est-à-dire n'étant pas administrés par inhalation), tels que la prednisolone, la prednisone et la cortisone, sont couramment utilisés dans le traitement des patients présentant ces poussées (exacerbations). Nous avons cherché à évaluer si une plus courte durée (sept jours ou moins) de ce traitement était aussi efficace qu'un traitement de durée habituelle (plus de sept jours) et entraînait moins d'effets secondaires.

Comment avons-nous répondu à la question ?

Nous avons recherché toutes les études qui comparaient un traitement par corticoïdes administrés par voie orale ou par injection pendant sept jours ou moins par rapport à un traitement administré pendant plus de sept jours chez des personnes souffrant d'exacerbations aiguës de BPCO.

Qu'avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé huit études incluant 582 personnes atteintes de BPCO qui avaient subi une exacerbation ayant nécessité un traitement supplémentaire à l'hôpital. Ces études comparaient un traitement par corticoïdes par voie orale ou par injection administré pendant sept jours ou moins par rapport à un traitement administré pendant plus de sept jours. La plupart des participants dans ces études avaient plus de 65 ans et présentaient des symptômes de BPCO sévères ou très sévères ; il y avait plus d'hommes que de femmes. La dernière recherche d'études à inclure dans la revue a été effectuée en mars 2017.

Aucune différence n'a été observée entre les traitements de courte durée et les traitements de longue durée. Les patients traités pendant sept jours ou moins n'avaient pas un taux d'échec thérapeutique plus élevé ni un délai d'apparition de la prochaine exacerbation plus long ; le nombre de patients n'ayant pas eu d'échec thérapeutique variait de 51 patients de moins, à 34 patients de plus, pour 1000 patients traités (en moyenne 22 patients de moins sur 1000). La durée du séjour à l'hôpital et la fonction pulmonaire (tests respiratoires) à la fin du traitement n'étaient pas différentes. Aucune différence quant aux effets secondaires ou décès n'a été constatée entre les traitements. Les informations relatives à la qualité de vie, qui est un critère de jugement important pour les personnes souffrant de BPCO, étaient limitées car seule une étude l'avait mesurée.

Les huit études incluses dans cette revue étaient généralement bien conçues, et la qualité des preuves a été jugée modérée en raison de l'imprécision dans les résultats ; des recherches supplémentaires en particulier sur des patients atteints de BPCO moins sévères sont nécessaires.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Sophie Fleurdépine et révisée par Cochrane France

Laienverständliche Zusammenfassung

Sind kürzere Behandlungen mit systemischen Steroiden genauso wirksam wie übliche längere Behandlungen bei Patienten mit einer akuten Verschlimmerung von COPD?

Warum ist diese Frage wichtig?

Chronisch obstruktive Lungenerkrankung (COPD), einschließlich Emphysem und chronischer Bronchitis, ist eine langfristige Lungenerkrankung, die üblicherweise mit Rauchen in Verbindung steht. Patienten mit COPD können Verschlimmerungen (Exazerbationen) erleben, die oft durch eine Infektion ausgelöst werden, wodurch sich Symptome wie Atemnot, Husten und Schleim deutlich verschlimmern und eine zusätzliche Behandlung oder eine Einweisung ins Krankenhaus erfordern.

Systemische (d.h. nicht inhalative) Kortikosteroide, wie beispielsweise Prednisolon, Prednison und Kortison, werden gewöhnlich zur Behandlung von Patienten mit diesen Verschlimmerungen (Exazerbationen) eingesetzt. Wir wollten herausfinden, ob eine kürzere Behandlung (sieben oder weniger Tage) so gut ist wie eine Behandlung der üblichen Dauer (länger als sieben Tage) und ob sie weniger Nebenwirkungen verursacht.

Wie haben wir die Frage beantwortet?

Wir suchten nach allen Studien, die orale oder injizierte Kortikosteroid-Behandlungen von sieben oder weniger Tagen mit Behandlungen von mehr als sieben Tagen bei Menschen mit akuten Exazerbationen von COPD verglichen.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden acht Studien, die 582 Menschen mit COPD einschlossen, die eine Verschlimmerung erlebten, die eine zusätzliche Behandlung im Krankenhaus erforderte. Diese Studien verglichen orale oder injizierte Kortikosteroid-Behandlungen, die für sieben oder weniger Tage verabreicht wurden, mit Behandlungen von mehr als sieben Tagen. Die meisten Menschen in diesen Studien waren Endsechziger und hatten schwere oder sehr schwere Symptome der COPD; mehr Männer als Frauen nahmen teil. Die letzte Suche nach Studien, die in diesen Review eingeschlossen wurden, wurde im März 2017 durchgeführt.

Zwischen kürzeren und längeren Behandlungen wurden keine Unterschiede beobachtet. Menschen, die für sieben oder weniger Tage behandelt wurden, hatten keine höhere Rate an Therapieversagen oder eine längere Zeitspanne bis zur nächsten Exazerbation; die Zahl derjenigen, die ein Therapieversagen vermeiden konnten, reichte von 51 weniger bis 34 mehr pro 1000 Behandelten (durchschnittlich 22 weniger pro 1000 Menschen). Die Aufenthaltszeit im Krankenhaus und die Lungenfunktion (Atemtests) waren am Ende der Behandlung nicht unterschiedlich. Zwischen den Behandlungen wurden keine Unterschiede hinsichtlich Nebenwirkungen oder Todesfällen festgestellt. Informationen zur Lebensqualität, ein wichtiger Endpunkt für Menschen mit COPD, waren begrenzt, da sie nur in einer Studie gemessen wurde.

Die acht Studien in diesem Review waren in der Regel gut geplant und die Qualität der Evidenz wurde aufgrund der unzureichenden Präzision der Ergebnisse als moderat eingestuft. Mehr Forschung, insbesondere für Menschen mit weniger schwerer COPD ist notwendig.

Anmerkungen zur Übersetzung

N. Tittlbach, freigegeben durch Cochrane Deutschland.